: « Celui qui se rend chez un kâhin, sa prière ne sera pas acceptée pendant quarante jours. » (1) Ce ḥadith se trouve dans le Ṣaḥīḥ de Muslim.
Il est également rapporté dans les Sunan : « Quiconque se rend chez un kâhin ou un ʿarrâf (voyant) et ajoute foi à ses paroles a certes mécru à ce qui a été révélé à Mohammed. » (2)
Lorsqu’on interrogea le Prophète au sujet des devins, il répondit : « Ils ne sont rien », et il dit encore : « Ne vous rendez pas auprès d’eux. »
Le kâhin est donc celui qui prétend connaître l’invisible grâce à sa collaboration avec le démon.
Quant au ʿarrâf, il affirme lui aussi accéder à l’invisible, mais non par l’entremise des démons ; il ne s’appuie que sur l’intuition et des conjectures, avançant : « Il se peut que telle ou telle chose se produise », sur la base de prédictions trompeuses.
Certains savants ont précisé que le ʿarrâf n’est autre que le kâhin : tous deux prétendent lever le voile sur l’invisible, seule la méthode diffère. Le musulman doit donc rejeter catégoriquement la kāhānā et la ʿirāfa, et ne pas croire ceux qui les pratiquent ; ces gens ne comptent pas parmi les alliés d’Allah, ils sont au contraire les alliés de Satan. Celui qui souhaite approfondir la question consultera l’ouvrage Al-Furqān de Shaykh al-Islām.