immense, et aucun prophète n’a omis d’en avertir sa communauté ; celui qui les en a le plus mis en garde est notre Prophète — paix et bénédictions sur lui —, car il est le dernier des prophètes, sa communauté la dernière des communautés et la plus proche de la venue du Dajjâl. Après le dernier tachahhud de la prière, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — nous a enjoint de demander à Allah protection contre quatre choses : contre le châtiment de la Géhenne, contre le châtiment de la tombe, contre l’épreuve de la vie et de la mort, et contre la tentation du Messie imposteur (1). Le Dajjâl est donc une tentation redoutable et un mal immense.
Lorsque Jésus — sur lui la paix — descendra du ciel, il le tuera à la porte de Ludd et Allah délivrera ainsi les musulmans de son mal. Jésus gouvernera alors selon la loi de l’islam, en suiveur du Prophète — paix et bénédictions sur lui —, car il n’y a plus de prophète après notre Prophète et aucune législation ne succédera à la loi de l’islam.
À cette époque surgiront aussi Gog et Magog, autre épreuve considérable. Allah — Très-Haut — dit : « Jusqu’à ce que soient relâchés Gog et Magog et qu’ils se précipitent de toute hauteur » (Les Prophètes : 96). Ils constituent une nation parmi les descendants d’Adam. À l’époque d’Alexandre, surnommé Dhû l-Qarnayn, on érigea devant eux une barrière ; à leur sujet, Allah — Très-Haut — dit : « Ils ne purent ni la gravir ni la transpercer » (La Caverne : 97). Incapables donc d’escalader ou de percer ce mur, tant il est solide — fait de fer et d’une grande robustesse —, ils devront attendre que la promesse d’Allah survienne : alors Il le mettra complètement à ras de terre,