quant à son importance ; il s’agit du fiqh des prescriptions pratiques.
Nous ne plaçons aucun walî (allié intime d’Allah) au-dessus d’un seul des prophètes – que la paix soit sur eux – et nous affirmons qu’un seul prophète l’emporte sur l’ensemble des awliyâʾ.
Au sujet du mérite des savants, il est rapporté du Prophète ﷺ : « La supériorité du savant sur le simple adorateur est comparable à celle de la lune sur les autres astres. » (1) Cela, parce que leur utilité dépasse leur personne. Dans une autre version : « La supériorité du savant sur le simple adorateur est comme ma supériorité sur le plus humble d’entre vous. » (2) Les savants jouissent donc d’honneur et d’un rang éminent.
Il n’est pas permis de les critiquer ni de les rabaisser, même si l’un d’eux commet une erreur dans son effort d’interprétation ; une telle faute n’autorise pas à les déprécier. Ils peuvent se tromper, mais ils recherchent la vérité. Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsqu’un juge fournit un effort d’interprétation et atteint la justesse, il reçoit deux récompenses ; s’il se trompe, il n’en reçoit qu’une. » (3) Cette règle vaut pour les véritables savants, non pour les pseudo-savants, car ceux-ci n’ont pas qualité pour se mêler de ce qu’ils ne maîtrisent pas.
L’auteur – qu’Allah lui fasse miséricorde – passe ensuite des savants aux awliyâʾ.
Les awliyâʾ – pluriel de walî – sont, étymologiquement, les proches et les aimés. Ils sont donc les gens que Dieu – exalté soit-Il – rapproche et chérit. On les appelle awliyâʾ en raison de cette proximité et de l’amour que Dieu leur voue. Le Très-Haut dit : « Certes, Dieu aime ceux qui se repentent et Il aime… »