Deuxième catégorie : les jurisconsultes. Ce sont ceux qui ont déduit les prescriptions juridiques à partir de ces preuves, en ont explicité le sens, les ont expliquées et clarifiées au public ; on les appelle les savants de la compréhension (ʿulamâʾ ad-dirâya).
Parmi eux se trouvent des érudits qui ont réuni les deux sciences ; on les qualifie de jurisconsultes-traditionalistes, tels l’imam Aḥmad, Mâlik, aš-Šâfiʿî et al-Bukhârî.
Tous ces savants jouissent d’un grand mérite. Le Prophète ﷺ a dit : « Qu’Allah épanouisse le visage de celui qui entend ma parole, la retient puis la transmet telle qu’il l’a entendue » (1). Par cette invocation, le Prophète ﷺ a prié pour eux et les a loués.
Les savants se sont acquittés de l’obligation qu’Allah leur a imposée de protéger la religion et la croyance : ils ont clarifié les statuts, les partages successoraux, le licite et l’interdit, et ils ont également expliqué la compréhension du Livre et de la Sunna, léguant ainsi à la communauté un patrimoine immense dont elle profite et auquel elle se réfère pour résoudre les problèmes nouveaux.
Le fiqh se subdivise en deux branches :
- le fiqh majeur, c’est-à-dire la science de la croyance ;
- le fiqh pratique, qui n’est pas moins important que le fiqh majeur du point de vue