et nous détestons ceux qui les détestent ;
quiconque les évoque autrement qu’en bien — pour notre part, nous ne les mentionnons qu’en des termes élogieux ;
les aimer relève de la religion, de la foi et de l’excellence spirituelle, tandis que les haïr constitue mécréance, hypocrisie et tyrannie ;
et nous reconnaissons, après le Messager d’Allah ﷺ, l’institution du califat, en premier lieu…
Celui qui hait les Compagnons hait la religion, car ce sont eux les porteurs de l’islam et les disciples de l’Élu ﷺ ; ainsi, quiconque les prend en aversion a, en réalité, pris en aversion l’islam. C’est la preuve qu’aucune foi n’habite le cœur de ces gens et qu’ils n’aiment pas l’islam.
Compte tenu de cela, il n’est pas permis de s’immiscer dans les différends qui ont pu les opposer ; il convient plutôt de s’en abstenir et de ne les évoquer qu’en bien.
Il s’agit là d’un principe majeur que les musulmans doivent connaître : aimer et estimer les Compagnons. En effet, cela fait partie intégrante de la foi, tandis que les détester — fût-ce l’un d’entre eux — relève de la mécréance et de l’hypocrisie. Leur amour découle de l’amour que l’on porte au Prophète ﷺ, et leur haine découle de la haine que l’on voue au Prophète ﷺ.
Après avoir exposé ce qui est dû aux Compagnons — amour, loyauté, l’abandon de toute inimitié à leur encontre ou à l’encontre de ceux qui les aiment, et le devoir de ne pas se mêler des événements qui les ont concernés — l’auteur aborde la question de la succession après le Prophète ﷺ, selon l’ordre qu’il a indiqué. En effet, le Prophète ﷺ désigna Abou Bakr pour diriger la prière à la fin de sa vie ; cela constituait un signe annonçant son califat. C’est pourquoi, lorsque les Compagnons lui prêtèrent serment d’allégeance, ils dirent : « Le Messager d’Allah ﷺ t’a agréé… »