résident des œuvres méritoires et d’immenses vertus qui effacent les fautes que certains d’entre eux ont pu commettre.
Il incombe donc aux musulmans d’implorer pour eux la satisfaction divine, de leur trouver des excuses et de prendre leur défense. La position des gens de la Sunna et du groupe est de ne pas s’immiscer dans les différends qui ont opposé les Compagnons — qu’Allah les agrée — en raison de leur mérite et de leur préséance, et conformément à la parole du Prophète — paix et bénédictions sur lui — : « Ne médisez pas de mes Compagnons ; par Celui qui tient mon âme dans Sa main, si l’un de vous dépensait l’équivalent du mont Uhud en or, cela n’atteindrait pas la valeur d’un mudd de l’un d’entre eux, ni même sa moitié » (1).
Ainsi, quiconque se mêle de ce qui s’est passé entre les Compagnons et nourrit dans son cœur la moindre rancœur à leur encontre est un zindiq, un hérétique. Quant à celui qui prétend étudier leurs dissensions à titre de simple recherche, c’est là un danger immense et cela n’est pas permis. C’est pourquoi, lorsqu’on interrogea ʿUmar ibn ʿAbd al-ʿAzîz au sujet des événements qui avaient opposé les Compagnons, il répondit : « Ce sont des gens dont Allah a préservé nos mains de leur sang ; il nous incombe donc de préserver nos langues de leur honneur. »
De même, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a déclaré : « Laisseriez-vous enfin mes Compagnons ? » (2). Nous ne nous immisçons donc pas dans ce qui est advenu entre eux : c’est là une exigence de la foi et du devoir de loyauté envers Allah, Son Messager, Son Livre, la masse des musulmans et leurs élites.