et à tous, Allah a promis la plus belle récompense. (Al-Hadid, 10) Quant à la « Conquête », il s’agit ici de la trêve de Hudaybiyyah.
Viennent ensuite, dans leur ensemble, les Émigrés (muhâjirûn), puis les Auxiliaires (ansâr), car Allah a placé les Émigrés avant les Auxiliaires dans le Coran. Il — exalté soit-Il — dit : « Les tout premiers à avoir précédé, parmi les Émigrés et les Auxiliaires… » (At-Tawba, 100). Il dit encore : « Aux pauvres Émigrés qui ont été chassés de leurs demeures et dépouillés de leurs biens, recherchant la grâce d’Allah et Son agrément et secourant Allah et Son Messager ; ceux-là sont les véridiques. » (Al-Hashr, 8) — voilà les Émigrés.
Puis Il — exalté soit-Il — déclare au sujet des Auxiliaires : « Et ceux qui, avant eux, se sont établis dans la Demeure et dans la foi aiment ceux qui ont émigré vers eux, ne ressentent dans leurs cœurs aucune envie pour ce qui leur a été accordé, et les préfèrent à eux-mêmes, alors même qu’ils sont dans le besoin. Quiconque est préservé de l’avarice de son âme : ceux-là sont les bienheureux. » (Al-Hashr, 9).
Ainsi, Allah a fait passer les Émigrés et leurs œuvres avant les Auxiliaires et leurs œuvres, preuve que les Émigrés sont supérieurs ; car ils ont quitté leur patrie et leurs biens pour émigrer dans le sentier d’Allah, ce qui atteste de la sincérité de leur foi. Il est donc obligatoire d’aimer l’ensemble des Compagnons et de leur être loyaux. Nous ne nous immisçons pas dans les conflits qui les ont opposés : tout ce qui est survenu entre eux l’a été sur la base d’un effort d’interprétation. Ils étaient des mujtahidûn : celui qui a vu juste obtient deux récompenses, et celui qui s’est trompé en reçoit une ; de même, auprès d’eux