Il ne cesse — du point de vue de Ses attributs — d’être de toute éternité, avant même la création :
— « … jusqu’à reconstituer l’empreinte même de ses phalanges. » (Al-Qiyâmah, 3-4)
— « Le jour où ils jailliront de leurs tombes à toute vitesse, comme s’ils se ruaient vers une cible dressée. » (Al-Maʿârij, 43)
Telle est la puissance, la volonté et le décret d’Allah : rien ne peut Le réduire à l’impuissance. Pourtant, certaines créatures prennent la mesure d’Allah à l’aune de la création ; ils jugent donc la résurrection inconcevable, la tenant pour impossible. Ils ne considèrent pas l’omnipotence divine, ne rendent pas à Allah l’estime qui Lui est due ; c’est là une ignorance coupable à Son égard.
L’auteur a déjà déclaré : « Ancien sans commencement. » Autrement dit, rien ne Le précède. Cela implique qu’Il possède les attributs de la perfection, éternels sans début ni fin. De même qu’Il est Premier sans origine, Ses attributs le sont également ; ils Lui sont inhérents et partagent avec Lui cette primauté. Il n’a donc pas existé d’abord sans attributs pour les acquérir ensuite, comme le prétendent les égarés qui affirment qu’Il ne possédait aucun attribut dans la pré-éternité et qu’Il s’en serait doté par la suite, afin — disent-ils — d’éviter une multiplicité de divinités ou de réalités éternelles, et pour que les noms et les attributs ne concurrencent pas Allah dans Sa primauté.
Nous rétorquons : Gloire à Allah ! Une telle allégation impliquerait qu’Allah — exalté soit-Il — ait été imparfait un certain temps, puis qu’Il se soit parachevé en acquérant des attributs. Qu’Il soit infiniment exalté au-dessus de ce qu’ils disent ! Le caractère pré-éternel des attributs n’implique nullement la pré-éternité de plusieurs divinités, car les attributs ne sont pas, en dehors de la réalité de l’Être décrit, des entités distinctes ; ils sont des qualités inhérentes au Sujet auquel ils appartiennent et ne constituent pas des réalités indépendantes.