La réponse est la suivante : l’obstacle vient de toi. L’invocation n’est qu’une cause parmi d’autres et le résultat ne se réalise que lorsque les empêchements disparaissent. Il se peut donc qu’un empêchement fasse obstacle à l’exaucement de ta prière : peut-être as-tu prié avec un cœur distrait et insouciant ; comment un tel cœur serait-il exaucé, comme l’indique le hadith ? Peut-être encore te nourris-tu de l’interdit, bois-tu ce qui est interdit et t’habilles-tu d’un vêtement interdit. Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — a dit à propos de celui « qui prolonge son voyage, ébouriffé et couvert de poussière, levant les mains vers le ciel : “Ô Seigneur ! Ô Seigneur ! Ô Seigneur !” tandis que sa nourriture est illicite, son vêtement illicite et qu’il a été nourri de l’illicite ; comment serait-il exaucé ? » (1).
Il se peut aussi qu’une personne invoque pour commettre un péché ou pour rompre les liens de parenté ; son invocation ne sera alors pas exaucée. Voilà pour un premier aspect.
D’un autre côté, Allah — exalté soit-Il — connaît mieux ce qui est dans ton intérêt : Il peut hâter la réponse, la retarder, ou encore écarter de toi un mal équivalent, sans que tu le saches. Ainsi, le hadith rapporte : « Il n’est pas un homme qui invoque Allah d’une prière ne comportant ni péché ni rupture des liens de parenté sans qu’Il ne lui accorde l’une des trois choses suivantes : soit Il exauce sa demande immédiatement, soit Il la diffère, soit Il détourne de lui un mal équivalent. » (2)
Les gens de l’égarement disent : « Nul besoin d’invoquer ; si la chose est déjà fixée dans le décret divin, l’invocation est inutile : ce qui t’a été prédestiné te parviendra, même si tu ne… »