Allah — exalté soit-Il — exauce les invocations et comble les besoins :
Toutefois, un groupe est allé à l’excès en affirmant que toute œuvre accomplie par autrui profite au défunt ; ils louent alors des lecteurs du Coran pour qu’ils récitent en faveur du mort. Une telle pratique n’apporte de bénéfice ni au mort ni au vivant : le lecteur, en recevant un salaire pour sa récitation, n’obtient aucune récompense, et, d’autre part, cette démarche relève de l’innovation (blâmable) sans aucun argument scripturaire. Gloire à Allah ! Si la somme versée au lecteur était transformée en aumône au nom du défunt, l’acte s’inscrirait dans la sunna et profiterait au défunt ; mais, exécuté sous la forme d’une innovation, il ne profite ni au mort ni au vivant. Voilà le résultat de l’abandon de la sunna.
Parmi les attributs (divins) figure le fait qu’Il répond à celui qui L’invoque. Le Très-Haut dit : « Lorsque Mes serviteurs t’interrogent à Mon sujet — Je suis tout proche ; Je réponds à l’appel de celui qui M’invoque lorsqu’il M’invoque » (Al-Baqarah : 186).
Allah — glorifié soit-Il — a ordonné de L’invoquer : « Invoquez-Moi : Je vous répondrai. Ceux qui, par orgueil, se refusent à Mon adoration entreront bientôt dans l’Enfer, humiliés » (Ghafir : 60). Il dit aussi : « Qui donc répond à l’affligé lorsqu’il L’appelle, dissipe le mal et fait de vous des successeurs sur la terre ? » (An-Naml : 62), et bien d’autres versets encore qui prescrivent l’invocation et promettent son exaucement.
Tout cela procède de Sa générosité, de Sa munificence et de Sa bienveillance : Il commande à Ses serviteurs de L’invoquer afin de leur répondre, alors qu’Il Se suffit à Lui-même. Mais, sachant — exalté soit-Il — combien ils ont besoin de Lui, Il les a enjoints à L’invoquer. Dans le hadith : « Celui qui ne demande pas à Allah… »