et de demander pour lui le pardon et la fermeté (1). De même, l’aumône profite au défunt : un homme vint trouver le Prophète ﷺ et lui annonça que sa mère venait de mourir et que, si elle avait pu s’exprimer, elle aurait fait l’aumône ; « puis-je donner l’aumône pour elle ? », demanda-t-il. Le Prophète répondit : « Oui » (2).
De la même façon, le pèlerinage profite à une autre personne, comme l’établissent les textes. Dans le hadith de Shubrumah, le Prophète ﷺ dit : « Accomplis d’abord le pèlerinage pour toi-même, puis accomplis-le pour Shubrumah » (3) ; c’est là une œuvre faite pour autrui qui profite au défunt. Une femme vint également interroger le Prophète ﷺ à propos du pèlerinage en faveur de sa mère : l’obligation du pèlerinage s’était imposée à elle mais elle ne l’avait pas accompli. « Puis-je le faire pour elle ? », demanda-t-elle. Il répondit : « Oui, accomplis le pèlerinage pour ta mère » (4).
Ainsi, ces œuvres — l’invocation, la demande de pardon, l’aumône, le pèlerinage majeur et le pèlerinage mineur — sont bénéfiques au défunt lorsqu’elles sont réalisées par autrui ; elles constituent donc une restriction à la portée du verset : « … et que l’homme n’obtient que le produit de ses propres efforts » (An-Najm 39).