(Ou un enfant pieux qui invoque pour lui.) Il s’est marié pour préserver sa chasteté et obtenir une descendance vertueuse ; Allah lui a donc accordé un enfant pieux, fruit de ses propres démarches. Le Prophète – paix et bénédictions sur lui – a dit : « La meilleure nourriture que vous consommez provient de ce que vous avez gagné, et vos enfants font partie de ce que vous avez gagné. » (1)
Si cet enfant est pieux et qu’il invoque pour lui après sa mort, son invocation lui parvient ; c’est l’effet d’une œuvre qu’il a lui-même provoquée, et l’action d’autrui lui profite ainsi.
En dehors de ce cas, la question fait l’objet d’une divergence. Allah – exalté soit-Il – dit : « …et que l’homme n’obtient que le produit de ses propres efforts » (An-Najm 39). L’énoncé explicite du verset indique que l’action d’une personne ne profite pas à autrui, sauf si elle en est la cause. Se basant sur ce texte, un groupe de savants a soutenu qu’en règle absolue seul son propre acte est utile à l’homme. Toutefois, le Prophète ﷺ a mentionné plusieurs œuvres accomplies par d’autres qui profitent au défunt, telles que l’invocation et la demande de pardon : « Ô notre Seigneur, pardonne-nous ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi » (Al-Hashr 10), « Demande pardon pour ton péché ainsi que pour les croyants et les croyantes » (Muḥammad 19) — versets qui englobent également les morts.
De même, le Prophète ﷺ a ordonné aux musulmans, lorsqu’ils ont inhumé l’un de leurs frères, de se tenir près de sa tombe,