et parfait dans Ses actes et dans tout ce qu’Il crée.
Allah – exalté soit-Il – dit : « Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait, tandis qu’eux seront interrogés » (Al-Anbiyâ’ 23).
De même, Il n’est pas tenu de rendre compte de Ses actes, car chacun d’eux procède d’une sagesse et arrive exactement à sa juste place. Les serviteurs, eux, seront questionnés, parce qu’ils commettent des erreurs et mettent les choses là où elles ne doivent pas être. Voilà toute la différence entre le Créateur et la créature : les œuvres d’Allah sont exemptes de tout défaut, alors que le serviteur porte en lui injustice, jalousie et orgueil, autant de causes qui le mènent à l’erreur dans ses décisions et ses comportements.
Il s’agit là d’une question de jurisprudence qui touche également à la croyance :
Le Prophète – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Lorsque le fils d’Adam meurt, ses œuvres cessent, sauf trois : une ṣadaqa jâriya (aumône continue), un savoir dont on tire profit, ou un enfant pieux qui invoque pour lui » ⦗1⦘.
Ainsi, les œuvres du serviteur s’interrompent à sa mort, sauf ce qu’il aura mis en place pour perdurer après lui, comme la ṣadaqa jâriya : par exemple le waqf d’une mosquée ou d’une école où l’on dispense un enseignement ; tant que ce waqf est utile, la récompense en coule vers lui.
Quant au « savoir », cela peut consister à avoir enseigné le fiqh ou la croyance et formé des élèves, de sorte que la récompense de cet enseignement lui parvient encore, ou à avoir rédigé des ouvrages profitables ; la récompense persiste alors — voilà une partie du savoir qu’il a transmis.