et je romps mon jeûne ; quiconque se détourne de ma sunna n’est pas des miens » (1).
Allah n’impose donc pas aux serviteurs ce qui leur serait pénible. Certes, s’Il le leur imposait, ils en auraient la capacité, mais Il n’agrée pour eux ni la difficulté ni la contrainte.
Cette parole – lā ḥawla wa-lā quwwata illā bi-llāh – s’explique ainsi : nul ne dispose d’aucune ruse, nul n’a le moindre mouvement, nul ne peut se détourner d’un péché sans l’assistance d’Allah, et nul n’a la force d’accomplir l’obéissance à Allah et de s’y maintenir sans la réussite qu’Il accorde.
Tout, dans l’univers, s’accomplit selon la volonté d’Allah, Sa science, Son jugement et Son décret.
L’expression lā ḥawla signifie : aucun passage d’un état à un autre ; illā bi-llāh, c’est-à-dire sans Allah et Son concours. De la même manière, tu ne possèdes aucune force si ce n’est celle qu’Allah t’octroie. Cette formule est donc un acte d’abandon et de désaveu de toute puissance propre : l’être humain ne doit ni se complaire dans ses moyens ni s’enorgueillir de sa force ; qu’il revienne plutôt à Allah, qu’il Le sollicite, et Il l’assistera pour accomplir l’obéissance, pour passer de la désobéissance à l’obéissance, de la mécréance à l’islam. Tout se fait par la puissance et la force d’Allah ; si jamais Il te laissait livré à tes propres moyens, tu n’en serais pas capable. Il en est de même pour la peine et le labeur que tu fournis afin de gagner ta subsistance : l’effort et la fatigue proviennent de toi, mais la réussite et la bénédiction viennent d’Allah.
Il ne se produit dans Son royaume rien qu’Il ne sache et n’ait prédéterminé : « Vous ne voudrez que si Allah, Seigneur de l’univers, veut Lui-même » (At-Takwîr 29).
Ainsi, tout ce qu’Il a jugé et prédestiné, qu’Il a consigné dans la Table Gardée, tout