Et l’aptitude grâce à laquelle l’acte devient réellement possible – telle que tawfîq (l’assistance divine), qu’il est impossible d’attribuer à une créature – accompagne l’action même ; quant à l’aptitude qui relève de… rien ne survient dans l’univers si ce n’est par le décret et la prédestination d’Allah, et il faut impérativement en avoir foi.
Allah – exalté soit-Il – a créé le bien et le mal pour une sagesse : « Nous vous éprouvons par le mal comme par le bien, à titre de tentation, et c’est vers Nous que vous serez ramenés. » (s. al-Anbiyâ’, v. 35). C’est ainsi que se distinguent les gens de la foi, de l’unicité et de la soumission à Allah, d’une part, et les gens de la mécréance, de l’associationnisme et de l’athéisme, d’autre part ; s’il n’y avait pas de bien, cette distinction ne serait pas possible.
Le bien, Allah l’aime, le crée et le décrète ; quant au mal, Allah le déteste et S’en courrouce, mais Il le crée et le décrète par sagesse, pour l’épreuve et l’examen. S’il n’existait pas de mal, la mécréance et l’hostilité envers les prophètes et les messagers n’apparaîtraient pas ; et s’il n’existait pas de bien, il n’y aurait ni djihâd, ni commandement du bien et interdiction du blâmable, ni alliance et rupture pour Allah, et les gens ne se distingueraient pas.
Un objecteur pourrait dire : « Allah déteste l’associationnisme et la mécréance ; comment donc les décrète-t-Il ? » Nous répondons : Il les décrète pour une sagesse, afin que les hommes se distinguent : « Allah n’est pas tel qu’Il laisse les croyants dans l’état où vous êtes sans distinguer le mauvais du bon ; et Il ne vous donne pas accès à l’invisible. » (s. Âl ‘Imrân, v. 179). De fait, nous ne reconnaissons l’obéissant du désobéissant qu’à travers les actes, lesquels distinguent le malheureux du bienheureux.
Les affaires n’atteignent leur juste équilibre que par la coexistence des contraires.
L’aptitude – c’est-à-dire la capacité de l’être humain – se divise donc en deux catégories :