en rampant ; certains encore seront happés par les crochets fichés aux deux bords du pont et catapultés dans le Feu. Tout cela relève de l’invisible (al-ghayb) ; l’homme ne doit donc pas y faire entrer son raisonnement. Tous, sans exception, passeront sur le ṣirāt : « Il n’y aura personne parmi vous qui n’y passe ; telle est, de la part de ton Seigneur, une décision irrévocable. Puis Nous sauverons ceux qui furent pieux et Nous y laisserons les injustes, agenouillés. » (s. Marie, v. 71-72)
Les bonnes œuvres seront alors pesées : si les siennes l’emportent, il aura réussi ; mais si ses mauvaises actions pèsent plus lourd que ses bonnes, il aura échoué et perdu : « Le poids, ce jour-là, sera la vérité même ; ceux dont les balances seront lourdes, voilà les gagnants, et ceux dont les balances seront légères, voilà ceux qui se seront détruits eux-mêmes pour avoir été iniques à l’égard de Nos signes. » (s. al-Aʿrâf, v. 8-9)
Le poids et la balance sont rappelés dans de nombreux versets ; c’est là une manifestation de la justice d’Allah – Il ne lèse personne. La balance est réelle : elle possède deux plateaux, l’un pour les bonnes actions, l’autre pour les mauvaises. Celui dont les premières l’emportent aura gagné, tandis que celui dont les secondes dominent aura perdu : « Nous placerons les balances équitables pour le Jour de la Résurrection ; aucune âme ne sera lésée en quoi que ce soit. Fût-ce le poids d’un grain de moutarde, Nous le produirons, et Nous suffisons amplement comme comptables. » (s. Les Prophètes, v. 47)