l’avoir dénombré. » (s. La Caverne, v. 49)
Le Très-Haut dit encore : « À chaque être humain Nous avons attaché son destin à son cou ; et, le Jour de la Résurrection, Nous ferons sortir pour lui un livre qu’il trouvera ouvert : “Lis ton livre ! Tu te suffis aujourd’hui comme comptable de toi-même.” » (s. Le Voyage nocturne, v. 13-14)
Et Il dit : « Quant à celui qui recevra son livre dans sa main droite, il dira : “Tenez, lisez mon livre ! Je savais bien que j’allais rencontrer mon compte.” Il jouira alors d’une vie agréable, dans un Jardin élevé. » (s. L’Inéluctable, v. 19-22) — Ces gens-là se réjouissent et sont heureux que l’on prenne connaissance de leur registre.
« Mais celui qui recevra son livre dans sa main gauche dira : “Malheur à moi ! Si seulement mon livre ne m’avait pas été remis, si seulement je n’avais jamais connu mon compte ! Ah ! que la mort eût mis fin à tout !” » (s. L’Inéluctable, v. 25-27), c’est-à-dire : « Ah ! si seulement je n’avais pas été ressuscité, et que la mort eût prononcé son arrêt sur moi sans retour à la vie ! » — « “Ma fortune ne m’a servi à rien ; mon autorité s’est évanouie loin de moi.” » (s. L’Inéluctable, v. 28-29).
Tel est le vol des feuillets : ils se distribuent soit à droite, soit à gauche.
— al-thawâb wa-l-ʿiqâb (la récompense et la punition) : la récompense pour les bonnes œuvres et la punition pour les mauvaises.
— al-ṣirâṭ : le pont tendu au-dessus de la Géhenne, plus tranchant qu’une épée, plus fin qu’un cheveu et plus brûlant que la braise. Les hommes le franchiront à la mesure de leurs actes : certains passeront tel l’éclair fulgurant, d’autres comme le vent, d’autres encore tels les meilleurs coursiers, d’autres comme des cavaliers sur leurs chameaux ; pour certains ce sera en courant, pour d’autres en marchant, et d’autres encore