les hommes et ne les rétribuait pas, Sa création serait alors vaine ; or Allah est au-dessus de toute futilité : « Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but et que vous ne seriez pas ramenés à Nous ? – Exalté soit Allah, le Souverain, le Vrai ! » (s. Les Croyants, v. 115-116).
Ainsi, l’homme qui consume sa vie dans l’adoration et l’obéissance mourrait-il sans être ressuscité ?! De même, le mécréant qui sème la corruption et commet des turpitudes mourrait-il sans être ramené à la vie ?! Une telle idée ne saurait être conforme à la sagesse divine. « Ceux qui commettent des méfaits pensent-ils que Nous les traiterons comme ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres, leur vie comme leur mort étant semblables ? Quel détestable jugement ! » (s. L’Agenouillée, v. 21). Et le Très-Haut dit encore : « Allons-Nous placer les soumis (musulmans) sur le même pied que les criminels ? Qu’avez-vous donc ? Comment jugez-vous ? » (s. La Plume, v. 35-36). « Nous n’avons pas créé le ciel, la terre et ce qu’il y a entre les deux en vain ; telle est la conjecture des mécréants. Malheur aux mécréants à cause du Feu ! Traiterons-Nous ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres comme les corrupteurs sur terre ? Mettrons-Nous les pieux au même rang que les pervers ? » (s. Ṣâd, v. 27-28).
Il arrive que le croyant ne goûte guère aux délices d’ici-bas, qu’il vive dans l’étroitesse et l’adversité, sans recevoir la récompense de ses œuvres ; tandis que le mécréant jouit de l’aisance, opprime et propage la corruption sans être châtié. Cela ne saurait convenir à la sagesse d’Allah – exalté soit-Il.
Quant à al-baʿth (la résurrection), il désigne le relèvement hors des tombes : « le Jour où les gens se lèveront devant le Seigneur des mondes » (s. Les Fraudeurs, v. 6). Il implique également la rétribution des actes : comme il a été dit, les bienfaisants et les malfaisants ne reçoivent pas leur salaire en ce monde ; celui-ci leur sera accordé dans l’au-delà.