Les polythéistes et les athées, s’appuyant sur leur seul raisonnement, ont nié la résurrection et ont déclaré : « Lorsque nous serons morts et devenus poussière et ossements, serons-nous réellement ramenés à la vie ? – ainsi que nos premiers ancêtres ? » (s. L’Inévitable, v. 47-48). Allah rappelle ce déni en plusieurs passages, par exemple : « Il dit : “Qui fera revivre les ossements lorsqu’ils seront réduits en poussière ?” » (s. Yâ-Sîn, v. 78).
Quant à Lui, Allah a exposé des arguments rationnels en faveur de la résurrection : « C’est Lui qui commence la création, puis la répète, et cela Lui est encore plus aisé. » (s. Les Romains, v. 27). C’est là un exemple frappant : Celui qui les a créés à partir d’une goutte de liquide vil ne peut-Il pas les recréer à partir de poussière et les ramener tels qu’ils étaient ? « L’homme pense-t-il qu’il sera laissé sans obligation ? N’était-il pas une goutte de sperme éjaculé ? Puis il fut un caillot, qu’Il créa et façonna ; Il fit ensuite de lui les deux sexes, mâle et femelle. Ce Créateur n’est-Il pas capable de faire revivre les morts ? » (s. La Résurrection, v. 36-40).
Parmi les preuves encore : la terre aride, blanchie, totalement stérile ; Allah y fait descendre la pluie et, en quelques jours, elle se couvre de végétation.
Celui qui redonne vie à la terre après sa mort n’est-Il pas en mesure de recréer l’être humain ? C’est là une évidence à la fois rationnelle et sensible. « Un signe pour eux est la terre morte que Nous faisons revivre » (s. Yâ-Sîn, v. 33) – morte qu’elle était, Il la ranime par la végétation ; « Tu vois la terre flétrie ; puis, lorsque Nous y faisons descendre l’eau, elle s’anime et se gonfle » (s. Le Pèlerinage, v. 56).
Autre preuve de la résurrection : si Allah – exalté soit-Il – ne ressuscitait pas