— exalté soit-Il — : « Nous leur ferons certes goûter un châtiment moindre avant le châtiment suprême, afin qu’ils reviennent. » (sourate As-Sajda, verset 21). Le « châtiment moindre » renvoie au supplice de la tombe, tandis que le « châtiment suprême » est celui du Jour de la Résurrection.
Quant à la sunna, les hadiths confirmant le supplice de la tombe sont concordants et transmis par voies multiples. Ainsi, il est rapporté dans le Ṣaḥîḥ que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — passa devant deux tombes et déclara : « Ces deux personnes sont bel et bien châtiées, et non pour quelque chose de difficile à éviter ; certes, c’est quelque chose de grave — ou : mais si, c’est bel et bien grave. L’une d’elles colportait la médisance, et l’autre ne se prémunissait pas de ses urines. » (1)
De même, le hadith authentique où le Prophète ﷺ ordonne de demander protection contre quatre épreuves : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre le châtiment de l’Enfer, contre le châtiment de la tombe, contre les tentations de la vie et de la mort, et contre l’épreuve du faux messie, al-Masîḥ ad-Dajjâl. » (2)
Bien d’autres textes vont dans le même sens, et il arrive même que certaines personnes soient témoins de manifestations du supplice de la tombe, à des fins d’exhortation et de leçon.
L’hâfiẓ Ibn Rajab rapporte, dans son ouvrage « Ahwâl al-Qubûr wa-Aḥwâlihâ Ahluhâ »