celui qui n’y croit pas et qui s’appuie sur sa seule raison et ses propres réflexions : voilà l’égarement manifeste.
Le supplice et la félicité de la tombe sont attestés par des arguments tirés du Livre et de la sunna. Les savants vont même jusqu’à dire que les hadiths qui en parlent sont transmis par voies multiples, et que quiconque nie ce qui est ainsi établi se rend mécréant.
Les Muʿtazilites, en revanche, ne reconnaissent rien de ce qui se passe dans la tombe. Rationalistes, ils fondent toute chose sur leur intellect ; les preuves scripturaires sont, selon eux, conjecturales, tandis que les preuves rationnelles seraient certaines. Telle est leur position. Ce sont là les « rationalistes » : les Muʿtazilites et tous ceux qui, à notre époque, ont suivi leur voie.
Parmi les preuves du châtiment de la tombe, on trouve cette parole d’Allah — exalté soit-Il — au sujet du peuple de Pharaon : « Le Feu auquel ils sont exposés matin et soir ; et le jour où l’Heure surgira : “Faites entrer la famille de Pharaon au plus dur du châtiment.” » (sourate Ghâfir, verset 46). Les mots : « Le Feu auquel ils sont exposés matin et soir » se rapportent au séjour dans la tombe.
Il dit encore : « Les injustes auront certes un châtiment moindre que celui-ci, mais la plupart d’entre eux ne le savent pas. » (sourate At-Tûr, verset 47). L’expression « un châtiment moindre que celui-ci » est interprétée comme désignant le châtiment de la tombe.
D’autres y voient le châtiment d’ici-bas : massacres, captivité, versement de la capitation et autres épreuves. Le verset englobe ces deux sens. Et Sa parole