Nous croyons également au châtiment de la tombe pour celui qui y est exposé, ainsi qu’à l’interrogatoire que Munkar et Nakîr y feront subir au défunt au sujet de son Seigneur, de sa religion et de son Prophète, conformément aux récits transmis du Messager d’Allah – paix et salut sur lui.
La réalité de la mort, nul ne la discute. Mais certains fils d’Adam vont jusqu’à nier l’existence de l’ange de la mort et de ses auxiliaires. Or la foi envers les anges constitue l’un des fondements de l’islam, établi par le Coran et la Sunna. Celui qui rejette l’existence des anges en général, ou d’un seul d’entre eux, devient mécréant, car il renie un pilier de la foi.
Cheikh al-Islâm Ibn Taymiyya, dans son épître al-ʿAqîda al-Wâsitiya, précise que la croyance au Jour dernier englobe tout ce qui survient après la mort : le châtiment ou la félicité de la tombe, la résurrection, la comparution, le jugement, la Balance, la distribution des registres, le Paradis et l’Enfer. Quiconque nie l’un de ces éléments n’est pas considéré comme croyant au Jour dernier.
Le Jour dernier et tout ce qu’il comporte relèvent de l’invisible ; nos esprits et nos réflexions n’y ont pas accès. Nous ne nous appuyons donc que sur ce qu’enseignent le Coran et la Sunna ; nous ne nous aventurons pas dans ces questions et n’en parlons qu’avec preuves à l’appui.
La tombe constitue un barzakh, c’est-à-dire une frontière entre le monde d’ici-bas et l’au-delà : « Et devant eux se dresse un barzakh jusqu’au jour où ils seront ressuscités » (sourate Les Croyants, verset 100).
La tombe est une halte d’attente ; ensuite viennent la résurrection et le jugement. Ibn al-Qayyim – qu’Allah lui fasse miséricorde – a rappelé que les demeures sont au nombre de trois :
- la demeure d’ici-bas, lieu de l’action et de l’acquisition, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.