inscrit les bonnes actions, tandis que celui qui se tient à sa gauche consigne les mauvaises : « Il ne prononce pas une parole sans qu’un observateur, constamment présent, ne l’inscrive » (sourate Qâf, verset 18). Deux autres anges l’accompagnent : l’un devant lui et l’autre derrière lui ; ils le protègent de toute agression tant qu’Allah lui a accordé la vie : « Des anges se relaient devant lui et derrière lui pour le garder sur ordre d’Allah » (13, 11). Les anges écartent ainsi les dangers ; mais lorsque son terme échu arrive, ils se retirent, et il lui advient alors ce qu’Allah a décrété. Tel est notre credo. Sachant cela, nous éprouvons de la pudeur à l’égard de ces nobles anges : nous nous abstenons donc d’œuvres blâmables et de paroles futiles, car tout est inscrit contre nous.
Par ailleurs, nous croyons en l’ange de la mort, chargé de recueillir les âmes de toutes les créatures : « C’est Lui le Dominateur suprême au-dessus de Ses serviteurs ; Il dépêche vers vous des gardiens. Puis, lorsque la mort vient à l’un d’entre vous, Nos messagers le lui reprennent » (6, 61). Le terme « messagers » peut désigner aussi bien des anges que des hommes : « Allah choisit des messagers parmi les anges et parmi les hommes » (22, 75). Il dit encore : « Nos messagers lui retirent la vie sans jamais faillir » (6, 61) ; et : « Si tu voyais les anges retirer la vie aux mécréants en frappant leurs visages et leurs dos… » (8, 50). Ailleurs, le Coran précise : « L’ange de la mort, qui est chargé de vous, vous reprendra, puis vous serez ramenés à votre Seigneur » (32, 11).
Ainsi, certains versets attribuent la prise des âmes aux anges – au pluriel – tandis que d’autres l’attribuent à un seul ange. Il en ressort que les anges agissent sous l’autorité d’un chef : l’ange de la mort.