Quant à son affirmation : « Nous considérons que le pèlerinage et le jihâd… », il incombe à la communauté musulmane d’organiser le pèlerinage chaque année. S’agissant des individus, celui qui a accompli le ḥajj une seule fois dans sa vie en est quitte ; toute prestation supplémentaire relève du surérogatoire.
Celui qui supervise le pèlerinage n’est autre que l’imâm des musulmans : c’est lui qui conduit les pèlerins, proclame le rassemblement le jour de ‘Arafât, se tient avec eux sur cette station, se rend ensuite à Muzdalifa, et ainsi de suite pour l’ensemble des rites. Qu’il s’agisse de l’imâm en personne ou de son délégué, l’affaire ne saurait être livrée à l’anarchie.
Les gens de la Sunna et du groupe accomplissent le ḥajj derrière leur imâm. Le Prophète ﷺ a dit : « Le jeûne débute le jour où les gens jeûnent, et l’immolation a lieu le jour où les gens immolent. » (1)
Telle est la communauté de l’islam : elle jeûne collectivement lorsque les horizons concordent, accomplit le ḥajj collectivement et prie la prière de l’’Îd collectivement. L’unité est un signe distinctif des gens de la Sunna, tandis que la division est la marque des sectateurs et des égarés.
Quant au jihâd, il désigne le combat contre les mécréants, contre les rebelles issus des musulmans et contre les khâridjites. Nous combattons sous la bannière de l’imâm des musulmans : nous luttons contre les rebelles en raison de leur rébellion et non de quelque mécréance — ( « Et si deux groupes… »