Le pèlerinage et le jihâd demeurent en vigueur aux côtés des détenteurs de l’autorité parmi les musulmans, qu’ils soient pieux ou pécheurs, jusqu’à l’avènement de l’Heure ; rien ne peut les abroger ni les annuler.
Troisième réponse : la lecture la plus courante des deux est celle à l’accusatif ; dans ce cas, il n’y a aucune ambiguïté.
Quatrième réponse : le lavage des pieds est bel et bien la description de l’ablution du Messager d’Allah ﷺ rapportée par ses Compagnons. Il n’existe pas un seul ḥadith — fût-il faible — attestant que le Prophète ﵊ aurait essuyé ses pieds, pas plus qu’un tel acte n’a été authentiquement rapporté de ses Compagnons. Bien au contraire, lorsqu’il vit un homme dont une partie du pied était restée sèche, il lui ordonna de recommencer ses ablutions et déclara : « Malheur aux talons, que le Feu consume ! » (1). En effet, on a tendance à négliger cette zone et l’eau peut ne pas l’atteindre par facilité ou inattention ; la question est donc limpide.
Nous avons déjà traité de la prière derrière les imams, qu’ils soient vertueux ou pécheurs : nous prions derrière eux par obéissance à l’ordre du Prophète ﷺ, lequel nous a commandé de leur obéir et nous a interdit de nous opposer à eux. Les Compagnons — qu’Allah les agrée — ont observé cette directive ; ils priaient donc derrière les gouverneurs, même lorsque ceux-ci commettaient certains grands péchés, tel Al-Hajjâj et d’autres.
Agir ainsi vise à préserver l’unité de la communauté ; telle est la voie des gens de la Sunna et du groupe, par opposition aux khâridjites et aux muʿtazilites.