clairvoyance. Par la grâce d’Allah, leur ignorance s’est dévoilée aux yeux de tous ; Allah les a publiquement couverts d’opprobre. S’ils avaient dissimulé leurs lacunes, s’étaient abstenus de parler sans science et avaient fait preuve de scrupule, cela aurait été plus parfait et plus noble pour eux, auprès d’Allah comme auprès des hommes. Prenons donc cela pour admonition.
Nous tenons pour valable l’essuyage sur les chaussons de cuir, aussi bien en voyage qu’à demeure, conformément à la Tradition.
Pourquoi l’auteur aborde-t-il cette question — pourtant de nature juridique — dans un traité de croyance ?
Parce que les innovateurs l’ont niée tandis que les gens de la Sunna l’ont établie, et parce que l’essuyage sur les chaussons de cuir est rapporté par un nombre de hadiths unanimement reconnus du Prophète ﷺ.
Parmi ceux qui sont réputés rejeter cette pratique se trouvent les Râfidites ; ils s’opposent ainsi aux gens de la Sunna et du groupe et contredisent les hadiths authentiques. Or cette concession est fermement établie : un jour et une nuit pour le résident, trois jours et trois nuits pour le voyageur. Il s’agit d’une dispense et d’un allègement qu’Allah accorde à Ses serviteurs.
Les Râfidites nient donc l’essuyage sur les chaussons de cuir et prétendent qu’il faut essuyer directement les pieds ; c’est là une contradiction flagrante, car personne n’a jamais soutenu l’essuyage des pieds nus. Ainsi, celui qui délaisse la vérité est éprouvé par l’erreur.
Pour appuyer leur position, les Râfidites invoquent la parole d’Allah : « …et passez (vos mains) sur vos têtes et vos pieds… » (Al-Mâʾida 5 : 6), selon la lecture où « vos pieds » est au génitif, rattachant ainsi les pieds aux têtes — or les têtes, elles, sont essuyées ;