et nous aimons les gens d’équité et de probité, tandis que nous détestons les gens d’injustice et de trahison :
« Allah le Très-Haut ne réunira pas ma communauté sur un égarement » (1). Ainsi, même lorsqu’un hadith nous parvient par une voie et une chaîne authentiques, s’il contredit un texte plus fiable, les spécialistes du hadith le qualifient alors de hadith anomal.
Il convient donc d’être prudent dans ces questions ; ne fouillons pas des paroles ou des pratiques tombées en désuétude pour en faire des traités et semer la confusion dans la religion des gens. L’anomalie consiste à contredire ce sur quoi se tient la communauté musulmane ; la divergence s’oppose à l’accord, la division à l’union, et l’anomalie à la concorde. Rechercher ce qui est anomal revient à traiter les imams d’égarés et d’ignorants. Aurais-tu reçu un savoir supérieur au leur, un savoir qui leur serait resté inaccessible ? Voilà à quoi certains en sont arrivés à des époques récentes où l’ignorance prolifère ; bien souvent, ces initiatives proviennent d’un pseudo-savant, non d’un véritable érudit. Il n’a jamais étudié la croyance authentique ni le fiqh ; il s’est formé tout seul et s’est mis à ajouter à la religion d’Allah ce qui n’en fait pas partie : c’est là un vrai désastre. La science n’est pas une anarchie ; elle exige des règles, du fiqh et une connaissance approfondie.
L’amour est une œuvre du cœur, et il se divise en deux catégories :
Premièrement, l’amour naturel : l’amour d’une personne pour sa famille, son épouse, ses enfants, l’amour qu’elle porte à ses amis, et l’amour de la nourriture et de la boisson. Cet amour n’entre pas