et nous ne nous soustrayons pas à l’obéissance qui leur est due.
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Quant à la voie des gens de l’égarement et de l’ignorance, ils estiment qu’une telle attitude n’est que flagornerie et courtisanerie ; ils ne prient pas pour eux, ils invoquent même contre eux.
Pourtant, le zèle religieux ne réside pas dans le fait de les maudire. Si tu veux réellement le bien, demande pour eux droiture et guidée : Allah est pleinement capable de les orienter et de les ramener à la vérité. As-tu donc perdu tout espoir qu’ils soient guidés ? Ce serait là désespérer de la miséricorde d’Allah. Par ailleurs, prier pour eux fait partie du conseil sincère (naṣîḥa), ainsi que l’a déclaré le Prophète ﷺ : « La religion, c’est le conseil sincère, la religion, c’est le conseil sincère, la religion, c’est le conseil sincère. » — Nous dîmes : « Envers qui, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Envers Allah, envers Son Livre, envers Son Messager, envers les dirigeants des musulmans et envers leur masse. » (1) Cet enseignement fondamental mérite la plus grande attention, surtout à notre époque.
(« Et nous ne retirons pas la main de leur obéissance ») : c’est là une confirmation de ce qui précède. Même s’ils commettent injustice, oppression, péchés et grands péchés autres que l’associationnisme, nous ne retirons pas la main de l’obéissance qui leur est due ; nous ne nous révoltons pas contre eux et nous ne leur désobéissons pas : « Ô vous qui croyez ! Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité » (Les Femmes, 59). Au contraire, nous combattons à leurs côtés et assistons avec eux aux prières du vendredi, aux prières collectives et aux fêtes, afin que la parole des musulmans demeure unie.