L’imam Aḥmad disait : « Si je savais disposer d’une invocation assurément exaucée, je la réserverais pour le souverain. »
L’imam Aḥmad endura l’épreuve sans qu’il soit rapporté de façon authentique qu’il ait jamais invoqué contre les détenteurs du pouvoir ni qu’il ait médît d’eux ; il patienta, et l’issue lui fut favorable. Voilà la voie des gens de la Sunna et du groupe.
Par conséquent, ceux qui appellent à la malédiction contre les gouvernants musulmans ne suivent pas la méthode des gens de la Sunna et du groupe ; il en va de même de ceux qui s’abstiennent de prier pour eux. C’est le signe d’une déviation par rapport à la croyance des gens de la Sunna et du groupe.
Certaines personnes blâment ceux qui, dans le prêche du vendredi, invoquent en faveur des détenteurs de l’autorité, disant : « C’est de la complaisance, de l’hypocrisie, une façon de se faire bien voir. » Gloire à Allah ! C’est pourtant la voie des gens de la Sunna et du groupe ; mieux encore, il relève de la Sunna de prier pour les gouvernants, car lorsque eux se rectifient, les gens se rectifient.
Il te revient donc de demander pour eux droiture, guidance et bienfait. Même s’ils recèlent quelque mal, tant qu’ils restent dans l’islam, il demeure chez eux un bien. Tant qu’ils font primer la loi révélée, appliquent les peines légales, préservent la sécurité, empêchent l’agression contre les musulmans et maintiennent les mécréants à distance, c’est là un immense bien : on prie donc pour eux à ce titre. Les péchés et la débauche qu’ils commettent sont à leur charge ; toutefois le bien qu’ils possèdent est plus grand, d’où la nécessité de demander pour eux rectitude et réforme : telle est la voie des gens de la Sunna et du groupe,