ainsi que de Thâbit ibn Qays ibn Shamâs al-Ansârî, pour qui le Messager d’Allah ﷺ attesta le Paradis. Il en fit de même pour un autre homme parmi les Ansâr : il déclara en effet : « Un homme des gens du Paradis va entrer chez vous. » Un homme entra alors, la barbe encore ruisselante de l’eau de ses ablutions, tenant ses sandales de la main gauche, puis prit place dans le cercle. Le deuxième puis le troisième jour, le Prophète ﷺ répéta la même annonce et c’est le même homme qui entra. Cette triple attestation n’avait pour but que de confirmer la chose ; une seule déclaration eût suffi.
ʿAbd Allâh ibn ʿAmr – qu’Allah l’agrée – le suivit afin de connaître l’œuvre qui lui avait valu cette promesse du Paradis. Il ne le trouva pas accaparé par de nombreux actes surérogatoires : il constata qu’il s’acquittait soigneusement des obligations, se levait quelque peu pour prier la nuit et, lorsqu’il s’éveillait, se souvenait d’Allah, disait « Subḥân Allâh » et proclamait « Lâ ilâha illâ Allah ». Lorsque ʿAbd Allâh s’apprêta à partir, il dit à cet homme : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ prononcer telle et telle parole, et je voulais éprouver ta pratique. » L’homme répondit : « Rien d’autre que ce que tu as vu. » Alors qu’Ibn ʿAmr s’éloignait, il le rappela et ajouta : « Il y a cependant une chose : je ne nourris dans mon cœur aucune rancune à l’égard d’un musulman. » ʿAbd Allâh déclara : « Voilà précisément ce que nous ne saurions supporter. » (1)
En résumé, lorsque le Prophète ﷺ atteste le Paradis à quelqu’un, nous l’attestons pour lui avec certitude ; quant aux autres, nous ne statuons pas définitivement, mais nous espérons pour eux