Nous n’assignons à personne d’entre eux ni Paradis ni Enfer :
Nous ne portons témoignage pour aucun individu – quel que soit son degré de droiture et de piété – qu’il sera promis au Paradis, car nous ne connaissons pas l’invisible. De même, nous ne condamnons aucun musulman au Feu, quels que soient les péchés qu’il ait pu commettre ; nous ne le déclarons pas voué à l’Enfer, parce que nous ignorons sur quelle fin il sera scellé et dans quel état il mourra (1). Cela vaut lorsqu’il s’agit d’une personne déterminée.
Nous ne nous fondons que sur ce qui est apparent. Ainsi, nul ne peut être déclaré promis au Paradis ou condamné au Feu, si ce n’est celui au sujet duquel le Messager d’Allah ﷺ a explicitement attesté l’un ou l’autre destin. Tel est le cas des dix compagnons à qui il annonça le Paradis : les quatre califes bien guidés, Saʿd ibn Abî Waqqâs, Saʿîd ibn Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl, ʿAbd ar-Raḥmân ibn ʿAwf, az-Zubayr ibn al-ʿAwwâm, Abû ʿUbayda ʿÂmir ibn al-Jarâḥ et Ṭalḥa ibn ʿUbayd-Allah – qu’Allah soit satisfait d’eux (2).