illâ Allah » (1). Ceci vaut à titre général ; que dire alors des détenteurs de l’autorité ? Les défier et leur désobéir revient à briser le bâton de l’obéissance, à diviser la parole des musulmans et à engendrer de fâcheuses conséquences pour la communauté.
Telle est la voie des gens de la Sunna et du groupe : ils assistent à la prière du vendredi et aux prières en congrégation, et ils combattent dans le sentier d’Allah sous la direction de tout gouvernant, qu’il soit juste ou dépravé, tant qu’il ne sort pas de l’islam.
Ce principe fait partie des fondements des gens de la Sunna et du groupe, depuis l’époque des Compagnons jusqu’à celle des grands imams, et c’est sur lui que s’est établi le consensus des musulmans qui suivent cette voie.
Deuxième question : la prière funéraire pour un musulman, même s’il est pécheur notoire, reste légitime tant qu’il n’est pas sorti de l’islam ; il demeure alors musulman, avec les droits et les devoirs qui incombent aux musulmans. S’il quitte l’islam, on ne prie pas sur lui, car il n’est plus musulman.
En outre, ce n’est pas à tout un chacun de déclarer l’apostasie des gens ; cette décision revient aux savants clairvoyants, en conformité avec les principes des gens de la Sunna et du groupe. Nul, même animé des meilleures intentions, n’a autorité pour émettre un tel verdict ; ce jugement revient exclusivement à ceux qui possèdent la lucidité et une science solidement établie.