le Vivant qui ne meurt jamais. » (Al-Furqân 58)
Et rien ne se produit si ce n’est ce qu’Il veut.
Ainsi, l’anéantissement ne L’atteint pas. Le Très-Haut dit : « Tout est voué à disparaître, sauf Sa Face. » (Al-Qaṣaṣ 88) Il dit encore : « Tout être qui se trouve sur elle disparaîtra, alors que subsistera la Face de ton Seigneur, plein de majesté et de munificence. » (Ar-Raḥmân 26-27)
C’est donc à Lui qu’appartient l’éternelle subsistance, exalté soit-Il, tandis que les créatures meurent puis seront ressuscitées ; elles n’étaient d’abord rien, Allah les a créées, puis elles mourront de nouveau avant qu’Il ne les ressuscite.
Allah n’a ni commencement ni fin.
Ces passages affirment à la fois le décret divin (al-qadar) et Sa volonté : aucun événement ne survient dans Sa royauté et aucune créature n’apparaît dans Sa création si ce n’est ce qu’Il a voulu par Sa volonté universelle (al-irâda al-kawniyya). « Lorsque – voulant une chose – Il décrète : “Sois !”, elle est. » (Yâ Sîn 82)
Tout bien comme tout mal relèvent de cette volonté universelle ; rien n’échappe à Son vouloir. Cette vérité réfute les qadariyya (négationnistes du décret), qui prétendent que le serviteur crée et produit lui-même ses actes. Gloire à Allah ! C’est là Lui imputer une incapacité et supposer qu’il se produise dans Sa création ce qu’Il ne veut pas, ce qui reviendrait à Le décrire comme imparfait.
Tout ce qui advient dans l’univers, qu’il s’agisse de bien ou de mal, se réalise donc par Sa volonté : Il crée le bien pour une sagesse, et Il crée le mal pour une sagesse. Sous l’angle de Sa création, ce mal n’est donc pas un mal absolu, car il répond à une immense sagesse et à un but élevé : l’épreuve et le test, la distinction entre le mauvais et le bon, et la rétribution