de toute la communauté (1). Les gens ne sont donc pas égaux quant à l’essence même de la foi ; voilà pour son fondement.
De même, s’agissant des œuvres, les croyants se distinguent entre eux. Allah ﷿ dit en effet : « Puis Nous avons fait hériter le Livre à ceux de Nos serviteurs que Nous avons choisis ; parmi eux, il y a celui qui se fait du tort à lui-même » (Fâṭir, 32) : c’est le pécheur dont la désobéissance reste en deçà de l’associationnisme ; il se lèse lui-même, car il met son âme en péril. « Il y a celui qui est modéré » : celui qui accomplit les obligations et s’abstient des interdits. « Et il y a celui qui, par la permission d’Allah, devance les autres dans les bonnes œuvres » (Fâṭir, 32) : celui qui, en plus des obligations, accomplit les actes surérogatoires, délaisse les interdits, les actes réprouvés et même certaines choses permises, par souci de précaution. Ainsi, la communauté n’est pas uniforme ; elle est donc devenue