Dans une autre version : « Et au-delà de cela il ne subsiste pas même le poids d’un grain de moutarde de foi » (1). Cela prouve que la foi peut diminuer jusqu’à n’avoir plus que le poids d’un grain de moutarde.
Il en va de même dans le hadith authentique : « Faites sortir du Feu quiconque possède dans son cœur ne fût-ce que le plus infime poids d’un grain de moutarde de foi » (2).
La foi est donc parole de la langue, conviction du cœur et action des membres ; elle s’accroît par l’obéissance et diminue par la désobéissance. Tel est sa définition correcte, tirée du Livre et de la sunna.
Elle n’est donc pas, comme le prétendent les hanafites, limitée à la parole de la langue et à la croyance intime.
Elle n’est pas non plus, comme l’avancent les karramites, une simple parole de la langue.
Elle n’est pas, comme le soutiennent les ash‘arites, la seule adhésion du cœur.
Elle n’est pas, comme le disent les jahmites, la simple « connaissance » du cœur.
Les murjiʾites se subdivisent en quatre groupes, dont le plus extrême est celui des jahmites : selon leur position, Pharaon serait croyant, puisqu’il savait (la vérité), et Iblis serait également croyant, puisqu’il la connaissait dans son cœur.
Quant aux ash‘arites, qui réduisent la foi à l’assentiment du cœur, leur conception ferait d’Abû Lahab, Abû Tâlib, Abû Jahl et de tous les polythéistes des croyants, car ils