des mécréants. Et quand bien même ils croiraient à une partie de ce qu’il a apporté, s’ils en renient une autre partie, ils sont mécréants à l’égard de tout ce qu’il a apporté. Il incombe donc d’y croire intégralement, que cela concorde avec nos passions ou y contrevienne, car il s’agit de la vérité.
Quant à celui qui traite de mensonge certains hadiths authentiques, il est un mécréant. Ainsi, si quelqu’un rejette un hadith figurant dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî — alors que le hadith est authentique — et déclare : « Je ne crois pas en ce hadith et ne le tiens pas pour véridique, car il contredit la science moderne », — Gloire à Allah ! faudrait-il mettre en cause la parole du Prophète ﷺ et épargner celle des hommes ? De plus, la science contemporaine peut fort bien ne pas contredire les hadiths authentiques — louange à Allah. Par exemple, dans le hadith de la mouche, que ces gens rejettent, il est rapporté que sur l’une de ses ailes se trouve une maladie et sur l’autre un remède. Or la médecine reconnaît que le poison se traite par son contraire ; et la mouche réunit ces deux contraires : lorsqu’elle tombe dans un liquide, elle soulève l’aile qui porte le remède et plonge celle qui porte le poison. Le Prophète ﷺ a donc ordonné de l’immerger avec l’aile porte-remède (1) afin que celui-ci neutralise le poison. La médecine admet ce principe et ne le récuse pas. Mais comme cela heurte la sensibilité de ces ignorants, ils tiennent de tels propos ; et c’est là de la mécréance — qu’Allah nous en préserve. Ils formulent au sujet de la sunna des affirmations odieuses : ils la rejettent et sèment le doute