— exécutant ainsi les ordres divins au sein de la création. Ils se voient confier de hautes missions, et leur constitution n’est connue que d’Allah – exalté soit-Il – (1). Elle diffère de celle des fils d’Âdam : « Il a fait des anges des messagers pourvus d’ailes deux, trois ou quatre » (Fatir, 1). Certains en possèdent même davantage, car « Il ajoute à la création ce qu’Il veut » (ibid.). Jibrîl – paix sur lui – compte six cents ailes, chacune d’elles emplissant l’horizon ; nul ne connaît donc leur véritable nature ni leur modalité, si ce n’est Allah.
Quant aux êtres humains, ils sont incapables de voir l’ange dans sa forme originelle ; l’ange ne leur apparaît qu’en apparence humaine. Ainsi, Jibrîl venait auprès du Prophète ﷺ sous l’aspect d’un homme, s’asseyait près de lui et s’entretenait avec lui. Le Prophète ﷺ ne le vit sous son aspect angélique que deux fois : une première fois, dans la plaine de La Mecque, lorsqu’il le distingua à l’horizon ; une seconde au sidrat al-muntahâ – le lotus de la limite ultime – durant la nuit de l’Isrâʾ et de l’Ascension. En dehors de ces deux occasions, Jibrîl se manifestait toujours sous forme humaine, prenant fréquemment les traits de Dihya al-Kalbî – qu’Allah l’agrée.
Puis l’auteur poursuit : « et [nous croyons] aux prophètes ». Le mot « prophètes » (anbiyâʾ) – pluriel de nabî – désigne celui à qui une législation a été révélée sans qu’il ait reçu l’ordre de la transmettre ; le messager (rasûl) est celui à qui une législation a été révélée et qui a été chargé de la faire connaître. Il est obligatoire de croire en l’ensemble des prophètes et des messagers ; quiconque croit en certains d’entre eux tout en reniant