et les bienfaisants ; Il aime ceux qui se repentent et ceux qui se purifient. Cependant, l’amitié exclusive — la khulla — n’a été accordée qu’à deux êtres dans tout l’univers : Abraham et Muhammad, paix et bénédictions sur eux deux. Le Prophète, paix et salut sur lui, a en effet déclaré : « Allah m’a pris pour intime ami tout comme Il a pris Abraham pour intime ami » (1).
« Et Allah parla directement à Moïse » (An-Nisâ’, 164) : ainsi Il a élevé certains prophètes au-dessus d’autres, bien qu’ils occupent tous des rangs sublimes. Allah — glorifié et exalté soit-Il — dit encore : « Parmi ces messagers, Nous avons favorisé les uns plus que les autres : à certains d’entre eux Allah a parlé, d’autres Il a élevés en degrés » (Al-Baqarah, 253).
Chaque prophète reçoit d’Allah une distinction qui lui est propre : Abraham et Muhammad, paix et bénédictions sur eux, ont été honorés par la khulla ; Moïse, quant à lui, a été honoré en ce qu’Allah lui parla directement, sans l’intermédiaire d’un ange. Moïse entendit la Parole divine : Allah l’appela à haute voix et lui adressa des confidences à voix basse — l’appel (munâdâh) étant une voix forte, tandis que la confidence (munâjâh) est une voix feutrée. Tout cela advint à Moïse, paix sur lui ; c’est un privilège qu’aucun autre n’a obtenu.
Le terme « taklîman » (de vive voix) a été ajouté pour insister, afin que personne ne prétende qu’il s’agit d’une expression figurée. L’emploi de ce nom verbal confirme qu’il s’agit bel et bien d’une parole réelle émanant d’Allah — exalté soit-Il. Ce verset établit donc la réalité de la Parole d’Allah et affirme, par là même, l’excellence