et Il n’a nul besoin du Trône ni de ce qui se situe en dessous.
« … lorsque vous demandez à Allah le Paradis, demandez-lui donc al-Firdaws al-Aʿlá, car il constitue le centre du Paradis et son degré le plus élevé, et au-dessus se dresse le Trône du Tout Miséricordieux. » (1) Al-Firdaws est ainsi le plus haut des jardins et, au-dessus de lui, s’élève le Trône du Tout Miséricordieux.
Son Trône est une créature, et il a des porteurs qui forment un groupe d’anges : « … et, ce jour-là, huit [anges] porteront le Trône de ton Seigneur au-dessus d’eux » (Al-Hâqqa, 17). Avant le Jour de la Résurrection, ils sont quatre ; quand ce Jour arrivera, leur nombre sera doublé pour devenir huit. La constitution, l’immensité et la puissance de chacun de ces anges dépassent toute imagination.
Peut-on donc dire, si l’on prétend que le Trône n’est que le royaume, que le royaume serait porté par les anges ?
Ne t’imagine surtout pas que la parole du Très-Haut : « puis Il S’est établi sur le Trône » (Al-Aʿrâf, 54) implique qu’Il ait besoin du Trône comme une créature aurait besoin de ce sur quoi elle s’assied ; bien au contraire, Allah est établi sur le Trône tout en étant indépendant du Trône et de tout ce qui est au-dessous.
Toutes les créatures, en revanche, sont dans le besoin vis-à-vis d’Allah : « Allah retient les cieux et la terre afin qu’ils ne disparaissent pas ; et, s’ils venaient à disparaître, nul, après Lui, ne saurait les retenir » (Fâtir, 41). C’est donc Lui qui maintient le Trône, qui maintient les cieux et qui maintient la terre.