jeté au milieu d’une plaine désertique, comme le rapporte le hadith ; si donc l’on lance un anneau sur une vaste étendue, quelle proportion représente-t-il face à cette plaine ? Absolument aucune.
Ce sont là des créatures gigantesques et d’une immensité que nul ne connaît si ce n’est Allah – exalté soit-Il. Le Trône est la plus haute des créatures et Allah, glorifié et élevé, est au-dessus de Son Trône, au-dessus de l’ensemble de Ses créatures.
Le Kursî se situe sous le Trône, et la Tradition rapporte qu’il constitue l’emplacement des deux pieds. Le Kursî est donc créé ; il ne s’agit pas du savoir, comme on l’a attribué à Ibn ʿAbbâs – qu’Allah l’agrée – lorsqu’il commenta la parole divine : « Son Kursî enveloppe les cieux et la terre » (2 : 255) en disant qu’il s’agissait de Son savoir, c’est-à-dire : « Son savoir embrasse les cieux et la terre. » Le sens, en soi, est juste, mais ce n’est pas le propos du verset : le Kursî est une créature, tandis que le savoir est un attribut d’Allah – qu’Il soit exalté – et n’appartient pas aux créatures.
Il faut donc avoir foi au Trône et au Kursî ; c’est là une vérité concrète. Le Trône n’est pas, comme le prétendent les asharites et ceux qui s’alignent sur eux, une métaphore du royaume ; ces derniers expliquent la parole du Très-Haut : « Il S’est établi sur le Trône » (7 : 54) par : « Il s’est emparé du royaume », et c’est une erreur. Le Trône est bel et bien créé – « Son Trône était sur l’eau » (11 : 7) ; sous le Trône se trouve le Kursî, au-dessous du Kursî les cieux, et la terre se trouve sous les cieux.
Dans le hadith : « Lorsque vous demandez… »