Par les chimères de son imagination, il a voulu percer le secret impénétrable du monde invisible ;
il n’en est revenu qu’affublé du mensonge et du péché ;
et le Trône (al-ʿArsh) comme le Kursî (le Repose-pieds) sont bel et bien des réalités.
Car le décret et la prédestination constituent le secret qu’Allah – glorifié et exalté soit-Il – tient caché dans Sa création. Ne t’y aventure donc pas et ne t’en fais pas une obligation ; ce qui t’incombe, c’est l’action, l’obéissance et la soumission.
En d’autres termes, tout ce qu’un tel homme dira ou cherchera à approfondir ne sera que pure affabulation – c’est-à-dire mensonge et péché, qu’Allah nous en préserve –, parce qu’il s’est lancé dans ce qui ne lui a pas été ordonné et s’est immiscé dans ce qui ne le concerne pas.
Allah a créé les cieux, la terre, le Kursî et le Trône : tout cela relève de Sa création. Les cieux se trouvent au-dessus de la terre ; au-dessus des cieux se déploie l’Océan, au-dessus de l’Océan le Kursî, et au-dessus du Kursî le Trône, la plus haute des créatures. Il en est fait mention dans le hadith : « Les sept cieux, comparés au Kursî, sont comme sept dirhams jetés dans un bouclier. » Autrement dit, si l’on confronte la grandeur des sept cieux et de tout ce qu’ils renferment au Kursî, ils ne valent pas plus que sept dirhams lancés dans une sorte de plateau rond dont se sert le combattant comme bouclier : quelle proportion ces sept dirhams représentent-ils dans un tel bouclier ? Fort peu. A ce propos, le Très-Haut dit : « Son Kursî enveloppe les cieux et la terre » (2 : 255). Quant au Trône, il est encore plus vaste que le Kursî ; comparé au Trône, le Kursî n’est qu’un simple anneau