Le troisième principe est la « position intermédiaire entre deux positions ». Pour comprendre ce dogme chez eux, prenons un exemple : un premier homme accomplit assidûment les actes d’obéissance et s’écarte des désobéissances ; un second commet de grands péchés tout en demeurant croyant ; un troisième est mécréant. Mets-tu ces trois hommes sur le même plan ? Si tu leur réponds : « Non », ils concluent : « Alors le croyant qui commet des péchés majeurs occupe une position intermédiaire entre les deux ; on ne le qualifiera ni de croyant ni de mécréant. »
Le quatrième principe est l’exécution inéluctable de la menace (al-waʿîd). Ils soutiennent qu’Allah menace pour des péchés qui n’excluent pas de l’islam, tels que : « Quiconque tue intentionnellement un croyant, sa rétribution sera la Géhenne pour y demeurer éternellement ; Allah se mettra en colère contre lui, le maudira et lui préparera un châtiment immense » (Coran 4, 93) ; ou encore : « Trois personnes n’entreront pas au Paradis : l’alcoolique invétéré, celui qui rompt les liens de parenté et celui qui rappelle ses bienfaits » (1) ; ainsi que : « Trois personnes qu’Allah ne leur adressera pas la parole le Jour de la Résurrection, ne les regardera pas et ne les purifiera pas, et ils auront un châtiment douloureux : celui qui laisse traîner son vêtement par ostentation, celui qui rappelle ses bienfaits et celui qui écoule sa marchandise à force de faux serments » (2). Ils déclarent donc : « Nous faisons advenir cette menace, car celui qui l’a proférée est Allah et Il en est capable ; elle doit inévitablement se réaliser. »
Le cinquième principe est l’ordre du bien et l’interdiction du mal. Cela fait certes partie de leurs fondements, et quel excellent principe que de commander le bien et d’interdire le mal ! Toutefois, nous verrons bientôt le sens fallacieux qu’ils lui donnent et la confusion par laquelle ils abusent les gens,