car elles ne sauraient le faire dévier, puisqu’il est en lui-même une guidée.
Puis il dit : « les langues ne s’y embrouillent pas ». Le verbe taltabisu signifie « se confondre ». Or le Coran est révélé en une langue arabe parfaitement claire ; aucune langue ne peut donc s’y embrouiller. Ainsi, même une personne non arabophone, lorsqu’elle le récite, le fait en arabe. C’est pourquoi il est absolument impossible d’en proposer une traduction littérale, mot à mot.
Ensuite : « la répétition constante ne l’use pas ». Le terme yakhlaqu veut dire « s’user, s’altérer » ; le Coran, lui, demeure dans sa fraîcheur originelle. Quelle que soit la fréquence à laquelle on le récite, on a l’impression de le découvrir pour la première fois. Qu’on répète la plus belle des poésies arabes — l’une des Sept Suspensions, par exemple — ou la plus brillante des harangues avec la même assiduité, on finit par s’en lasser et s’en fatiguer. Du Coran, en revanche, nous récitons certains versets plusieurs fois au cours d’une seule prière sans jamais éprouver la moindre lassitude ; c’est là l’un des signes qu’Allah, exalté soit-Il, a déposés dans ce Livre noble.
Il ajoute : « ses merveilles ne s’épuisent pas ». Elles demeurent inépuisables pour celui à qui Allah accorde la compréhension de Son Livre, tant il y savoure de multiples et sublimes significations. Quant à celui qui s’en détourne, il peut n’y percevoir aucune merveille. Nous décrivons ici le Coran pour ce qu’il est en lui-même, indépendamment de la disposition du lecteur.
Les savants n’en sont jamais rassasiés ; quiconque s’y conforme s’exprime avec véracité, quiconque agit selon lui est rétribué, quiconque juge d’après lui rend la justice, quiconque y appelle est guidé vers un chemin droit. Celui qui l’abandonne par tyrannie, Allah le brisera ; et quiconque cherche la guidée ailleurs qu’en lui, Allah l’égarera.
Explication
Toutes ces descriptions sont véridiques ; l’observateur attentif le reconnaît, car les savants ne se rassasient jamais