quatre ʿumra (1), et ils ont établi que l’assertion d’Ibn ʿUmar, selon laquelle il aurait accompli une ʿumra au mois de Rajab, procède d’une méprise.
Explication
Bien que tous ces transmetteurs soient fiables, nul n’est à l’abri d’erreurs. Ainsi, le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a épousé Maymûna alors qu’il n’était pas en état d’ihrâm, comme elle l’a elle-même attesté : « Il m’a épousée alors qu’il n’était pas en sacralisation ». Abû Râfiʿ, l’intermédiaire entre eux, l’a confirmé de la même manière. Quant à sa prière « dans la Maison », c’est-à-dire à l’intérieur de la Kaaba, elle est incontestablement établie ; la négation rapportée par Ibn ʿAbbâs doit donc s’entendre comme l’absence, de sa part, de connaissance à ce sujet. De même, la version affirmant qu’il accomplit quatre ʿumra est, elle aussi, authentique.
Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — effectua en effet quatre ʿumra : 1) la ʿumra de Hudaybiyya ; 2) la ʿumra de compensation (al-Qaḍâ’) ; 3) la ʿumra de al-Jiʿrâna ; 4) la ʿumra accomplie conjointement à son pèlerinage, puisqu’il était alors en état de qirân (pèlerinage combiné). Cela fait donc quatre ʿumra, et le Prophète — paix et bénédictions sur lui — n’en réalisa jamais d’autres. L’affirmation d’Ibn ʿUmar selon laquelle il aurait accompli une ʿumra au mois de Rajab est donc une erreur — qu’Allah l’agrée.
Ils ont également établi qu’il avait pratiqué le tamattuʿ (association d’une ʿumra et d’un hajj) en toute sécurité lors du pèlerinage d’adieu, et que la parole de ʿUthmân adressée à ʿAlî : « Ce jour-là, nous étions effrayés » (2) relève elle aussi de l’erreur.
Explication
ʿUthmân — qu’Allah l’agrée — n’autorisait pas le tamattuʿ et soutenait que le Messager — paix et bénédictions sur lui — ne l’avait pratiqué qu’en raison de la crainte. Or cela n’est pas exact : le Messager le pratiqua alors qu’il jouissait d’une pleine sécurité, sans aucune appréhension.