de tels hadiths et affirment : « Ils conviennent comme shawâhid (pièces d’appui) et pour l’iʿtibâr (corroboration), alors qu’ils ne sauraient, à eux seuls, faire autorité. » Aḥmad déclara : « Il m’arrive de consigner le hadith d’un homme pour l’examiner (aʿtabiruhu). » Il en fut ainsi pour ʿAbd Allâh ibn Lahîʿa, le cadi d’Égypte : il comptait parmi les transmetteurs les plus prolifiques et les meilleurs hommes, mais l’incendie de ses livres introduisit des erreurs dans ses narrations tardives ; on ne retint donc ses hadiths qu’à titre de corroboration et de témoignage. On le cite fréquemment aux côtés d’al-Layth ibn Saʿd, lequel, pour sa part, est une autorité incontestable, un imâm d’une parfaite fiabilité.
Explication
L’auteur — qu’Allah lui fasse miséricorde — rapporte la parole de l’imâm Aḥmad : « Il m’arrive de consigner le hadith d’un homme pour l’examiner. » « Pour l’examiner » ne signifie pas : « pour en tirer une preuve décisive », mais : « afin de lui chercher des shawâhid et des mutâbaʿât (suivis) ». C’est dans ce sens qu’Ibn Ḥajar, dans la Nukhbah, affirme : « Le fait de recenser les différentes voies de transmission s’appelle l’iʿtibâr. » Le shâhid correspond donc à l’iʿtibâr : il s’agit d’un hadith indépendant, véhiculé par une autre chaîne, qui vient renforcer celui pour lequel nous cherchons une confirmation.
Quant aux mutâbaʿât, elles relèvent de la chaîne même : le narrateur trouve un second transmetteur qui le rejoint dans