du fiqh et des fondements du hadith ; autrement dit, tant de la terminologie que de l’uṣūl al-fiqh.
Lorsqu’un hadith isolé (khabar al-āḥād) est accueilli par la communauté avec faveur — on l’agrée comme véridique lorsqu’il rapporte une information et on le met en œuvre lorsqu’il contient une prescription — engendre-t-il une science certaine et une conviction indubitable ? C’est à ce sujet que se situe la divergence mentionnée par l’auteur. Or, la grande majorité des savants musulmans considère qu’il procure bel et bien la certitude. Ibn Ḥajar précise qu’il produit la science par l’appui d’indices convergents, et c’est là la vérité : nul ne doute que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Les actions ne valent que par l’intention, et chacun n’aura que ce qu’il a visé » (1), bien qu’il s’agisse d’un hadith isolé ; de même, nous ne doutons pas qu’il a déclaré : « Quiconque accomplit une œuvre qui n’est pas conforme à notre ordre, celle-ci est rejetée » (2), alors qu’il s’agit encore d’un hadith isolé. D’autres récits du même genre, bien qu’isolés, procurent néanmoins une certitude indubitable en raison du grand nombre de témoignages qui les confirment et de l’accueil favorable que leur a réservé la communauté.
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Si le consensus portant sur la véracité d’un récit suffit à en établir la certitude, c’est donc le consensus des spécialistes du hadith qui fait foi, tout comme, pour les questions de droit, c’est le consensus des savants compétents en matière d’obligation, d’interdiction ou de licéité qui est déterminant.
Commentaire
L’auteur — qu’Allah lui fasse miséricorde — entend par là que le consensus est à considérer dans chaque discipline selon ses spécialistes. Ainsi, en science du hadith, nous nous référons au consensus des traditionnistes : si ceux-ci conviennent qu’un récit isolé, accueilli favorablement et appuyé par des indices, transmet une science certaine, l’opinion contraire de quelques juristes importe peu. De même, le consensus