En résumé, lorsqu’un hadith est transmis, par exemple, par deux voies distinctes sans concertation préalable, il devient tout aussi impossible qu’il soit entaché d’erreur qu’il soit fabriqué ; car l’erreur ne touche jamais la totalité d’un récit long et varié, mais seulement certaines de ses parties. Ainsi, si un narrateur rapporte un récit long et détaillé, et qu’un autre le reproduit exactement de la même manière sans entente préalable, l’erreur dans l’ensemble du récit est écartée, tout comme la falsification totale sans collusion. C’est pourquoi, dans un tel cas, les fautes éventuelles ne concernent que quelques éléments de l’histoire, comme dans le hadith relatant l’achat par le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — du chameau de Jâbir : quiconque examine attentivement ses différentes chaînes de transmission sait de façon certaine que le hadith est authentique (1), même si l’on diverge sur le montant du prix.
Explication
Voilà précisément ce que nous venons de dire : lorsqu’un récit comporte des détails subtils, une seule voie de transmission ne suffit pas ; il faut qu’une autre chaîne vienne les confirmer.
Al-Bukhârî l’a expliqué dans son Ṣaḥîḥ, car la majeure partie de ce qui s’y trouve