En effet, les plus érudits en matière d’expéditions (maghâzî) sont les habitants de Médine, puis ceux du Shâm, et enfin ceux d’Irak.
Commentaire
Il s’agit là d’un point extrêmement important : les habitants d’une région ou les membres d’un groupe peuvent dépasser ceux d’une autre région ou d’un autre groupe sur certaines questions religieuses. Ainsi, si l’on te demande : « Qui sont les plus savants dans le domaine des maghâzî ? », réponds, comme l’a dit le shaykh — qu’Allah lui fasse miséricorde : les gens de Médine, puis ceux du Shâm, puis ceux d’Irak. Le shaykh en donne l’explication suivante :
Les habitants de Médine sont les mieux informés, puisque ces événements se sont déroulés chez eux. Les gens du Shâm, pour leur part, étaient des hommes de conquête et de combat ; ils possédaient donc, au sujet du jihad et de la sîra, un savoir que les autres ne détenaient pas. C’est pourquoi l’ouvrage qu’Abû Isḥâq al-Fazzârī consacra à ce thème a été hautement estimé, et l’on considère qu’al-Awzâʿî (1) surpasse dans ce domaine les savants des autres métropoles.
Commentaire
L’auteur vise ici en particulier Abû Isḥâq al-Fazzârī.