Sharh Muqaddimat al-Tafsir li-Ibn Taymiyyah - al-UthayminIbn al-'Uthaymin

met bien davantage en lumière le sens recherché qu’une ou deux formules isolées.

Cela étant, une divergence avérée entre eux demeure inévitable, de même qu’il en existe dans les questions juridiques.

Nous savons cependant que la plupart des points sur lesquels la masse des fidèles a absolument besoin d’un accord (1) sont connus – mieux, ils sont transmis de façon notoire aussi bien chez le grand public que chez les spécialistes : le nombre des prières obligatoires, le nombre d’unités (rakʿa) qu’elles comportent et leurs horaires ; les prescriptions de la zakât et les seuils qui l’assujettissent ; la détermination du mois de Ramadan ; le tawâf (circumambulation) ; la station à ʿArafât ; la lapidation des stèles ; les miqât et bien d’autres rites encore. Ainsi, la divergence des Compagnons au sujet de la part du grand-père et des frères, du cas dit al-musharaka et autres questions analogues ne jette aucun doute sur la grande majorité des dispositions relatives aux successions. En réalité, ce dont le commun des gens a besoin concerne essentiellement la ligne directe – pères et enfants –, la kalâla, c’est-à-dire les frères et sœurs, ainsi que les conjoints. Allah a, en effet, révélé trois versets détaillés à propos des héritages : dans le premier, Il a évoqué les ascendants et les descendants ; dans le second, les collatéraux qui héritent par quote-part, tels que les deux époux et l’enfant de la mère ; dans le troisième, les collatéraux qui héritent par agnation, à savoir les frères germains ou consanguins. Or la concomitance du grand-père et des frères est rare ; elle ne se produisit dans l’histoire de l’islam qu’après le décès du Prophète, que la paix et la bénédiction soient sur lui.

La divergence peut tenir à l’obscurité de la preuve ou à l’inattention à celle-ci ; elle peut également résulter du fait qu’on ne l’a pas entendue, d’une erreur de compréhension du texte, ou encore de la conviction qu’une preuve contraire est plus forte. Notre intention, ici, est de donner une vue d’ensemble sans entrer dans les détails.

(1) Notre cheikh a dit : « Dans la marge de mon exemplaire figure : “Il s’agit peut-être d’al-Ahkam.” J’ai lu ce traité à notre éminent cheikh Abd al-Aziz ibn Baz, et cette annotation a été dictée par lui. Quant à moi, la leçon “min al-ittifaq” (“par coïncidence”) me paraît préférable. »
أدل على المقصود من عبارة أو عبارتين. * * * ومع هذا فلا بد من اختلاف محقق بينهم كما يوجد مثل ذلك في الأحكام. ونحن نعلم أن عامة ما يضطر إليه عموم الناس من الاتفاق (١) معلوم: بل متواتر عند العامة أو الخاصة، كما في عدد الصلوات ومقادير ركوعها ومواقيتها، وفرائض الزكاة ونصبها، وتعيين شهر رمضان، والطواف، والوقوف، ورمي الجمار، والمواقيت وغير ذلك، ثم إن اختلاف الصحابة في الجد والإخوة وفي المشركة ونحو ذلك لا يوجب ريباً في جمهور مسائل الفرائض، بل ما يحتاج إليه عامة الناس هو عمود النسب من الآباء والأبناء، والكلالة من الإخوة والأخوات، ومن نسائهم كالأزواج، فإن الله أنزل في الفرائض ثلاث آيات مفصلة. ذكر في الأولى الأصول والفروع، وذكر في الثانية الحاشية التي ترث بالفرض؛ كالزوجين وولد الأم، وفي الثالثة الحاشية الوارثة بالتعصيب وهم الإخوة لأبوين أو لأب، واجتماع الجد والإخوة نادر، ولهذا لم يقع في الإسلام إلا بعد موت النبي صلي الله عليه وسلم. والاختلاف قد يكون لخفاء الدليل أو لذهول عنه، وقد يكون لعدم سماعه، وقد يكون لغلط في فهم النص، وقد يكون لاعتقاد معارض راجح، فالمقصود هنا التعريف بمجمل الأمر دون تفاصيله.
(١) قال شيخنا: عندي في حاشية نسختي: ((لعله من الأحكام)) وهذه الرسالة قرأتها على سماحة شيخنا عبد العزيز بن باز، والتعليق من إملائه، وعندي ((من الاتفاق)) أحسن.

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