se préoccuper de ce châtiment, le rechercher et, pour finir, l’interroger à son sujet ; ou encore : « Un questionneur a fait savoir qu’un châtiment inéluctable allait s’abattre », le verbe « questionner » comprenant alors la notion d’« informer ». Autrement dit, il interrogea au sujet du châtiment et, ce faisant, l’annonça.
Quant à celui qui traduit l’expression « lā rayba » par « pas de doute », il ne fournit qu’une approximation. En réalité, le mot rayb renferme l’idée d’agitation et de trouble, comme dans la parole : « Délaisse ce qui suscite en toi le rayb pour ce qui ne t’en suscite pas » (1). Il est rapporté également que, passant devant une gazelle couchée, le Prophète déclara : « Que personne ne la mette en rayb » (2). De même que la certitude implique, par taḍmîn, le calme et la quiétude, le rayb, à l’inverse, sous-entend l’agitation et le mouvement. Le terme shak (doute) peut bien englober cette nuance, mais sa forme même ne la traduit pas.
Il en va de même lorsque l’on rend « dhālika al-kitāb » (Al-Baqara : 2) par « ce Coran » : il ne s’agit là que d’une approximation. Car, bien qu’il soit question d’un seul et même référent, le démonstratif de proximité n’est pas celui qui marque l’éloignement et l’absence. De plus, la désignation « kitāb » comporte, du fait qu’il s’agit d’un écrit consigné et rassemblé, une connotation que ne porte pas le mot qurʾān, lequel renvoie à la récitation, à ce qui est proclamé et rendu audible. Ces nuances sont bel et bien présentes dans le Coran.
Commentaire
Par ces propos, l’auteur, qu’Allah lui fasse miséricorde, nous indique que les savants peuvent interpréter